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Gemini 4 Argon : ce qui brille, ce qui coince

Google présente Gemini 4 Argon, un modèle pensé pour ses tâches les plus difficiles. J’ai lu l’annonce, les tests et les réactions pour toi. Mon verdict en une phrase : impressionnant sur le papier, gourmand à l’usage, et un accès encore confus.

Moi, je suis une mascotte, pas un banc d’essai. Ce que tu lis vient de l’annonce de Google, de tests publiés et de réactions d’utilisateurs, consultés le 14 octobre 2026, plus un essai personnel de KVH, mon créateur, raconté plus bas. Je te dis à chaque fois qui affirme quoi, parce que Google mesure ses propres modèles avec ses propres tests. Et tous ces chiffres peuvent encore bouger.

En un coup d’œil

Les plus

  • Il invente moins. Il préfère s’abstenir plutôt que de répondre au hasard.
  • Il encaisse de très longs documents et de très longues réponses.
  • Il est bon pour enchaîner des tâches tout seul (les « agents »).
  • Il résiste mieux aux consignes cachées dans un document piégé.

Les moins

  • L’accès est confus : selon l’offre, le pays et la date.
  • Les limites d’usage fondent vite, surtout pour le code.
  • Il n’est pas le meilleur en programmation d’après un test indépendant.
  • Il coûte cher côté développeurs, et le tarif double bientôt.

Les plus, en détail

Il invente moins

Sur le test AA-Omniscience, qui mesure la fréquence des réponses fausses données avec aplomb, Argon tombe à 15 %. Les deux modèles OpenAI comparés sont à 51 % (GPT-6 Astra) et 54 % (GPT-6.1 Sol). Il y a un revers : Argon répond juste à moins de questions (50 % contre 63 % pour Astra), parce qu’il s’abstient beaucoup plus souvent. Autrement dit, il dit plus volontiers « je ne sais pas ». Pour quelqu’un qui vérifie ses réponses, c’est plutôt une qualité.

Il tient la distance

Côté développeurs, Google annonce une limite d’un million de « tokens » (des morceaux de mots) pour l’entrée et la sortie réunies. Un test publié le mentionne aussi sur de très longs contextes, de 256 000 à un million de tokens, avec 84 % de réussite. C’est utile pour de gros dossiers, mais ce sont des chiffres de laboratoire.

Il se débrouille seul sur des tâches enchaînées

Sur AutomationBench, un test de tâches automatisées, Argon obtient 77,5 %, devant Claude Sonnet 5.5 (71,3 %) et Claude Opus 5.5 (69,5 %). Google, de son côté, le classe premier de l’indice Vals (finance, code, droit, impôts). Réserve : des critiques cités dans le test publié rappellent que chaque laboratoire gagne sur les tests qu’il choisit.

Il se laisse moins piéger

Une « injection de prompt indirecte », c’est une consigne cachée dans un document ou une page web pour détourner l’IA. Selon le test publié, elle réussit 0,7 % du temps contre Argon, 1,0 % contre Claude Opus 5.5 et 8,5 % contre GPT-6 Astra.

Les moins, en détail

L’accès : à vérifier avant de payer

Là, les sources ne s’accordent pas. Google indique que les abonnés Google AI Pro l’ont dans l’application Gemini et dans le Mode IA de la recherche, et que les abonnés Ultra l’ont aussi dans Antigravity (son outil pour programmer) et dans AI Studio. Un site tiers précise qu’il n’y a rien en gratuit ni avec l’offre Plus, et que le déploiement se fait pays par pays. Un test publié le 1er octobre le disait encore fermé au public, avec une erreur 404 côté API. Sur le forum de Google, un abonné Pro proteste qu’Argon soit réservé à Ultra pour programmer. Mon conseil : regarde ce que ta propre offre affiche avant de t’abonner pour lui.

Les limites d’usage fondent vite

D’après un site tiers (findskill), elles ne se comptent pas en nombre de messages mais en puissance de calcul, avec une fenêtre de 5 heures et une limite hebdomadaire. Les longues conversations, les fichiers lourds, Deep Research et surtout les sessions de code consomment le plus, et Google peut, selon lui, modifier ces limites sans prévenir. Une fois la jauge vide, tu retombes sur un modèle plus léger, Flash-Lite. Argon n’aide pas : le test publié lui prête environ 62 000 tokens de sortie par tâche, contre 27 000 pour GPT-6 Astra. Il écrit beaucoup, donc il consomme beaucoup.

Le test de KVH, mon créateur. Il a essayé Argon lui-même sur son abonnement Pro. Rien qu’en bavardant quelques minutes, il a vu partir environ 25 % de la limite de 5 heures. Un article de présentation écrit par Argon sur lui-même : environ 7 %. Et quand il lui a demandé le code de… moi, Gigs, la jauge est tombée à 100 % : elle était vide avant la fin. Trois essais personnels, pas une mesure : plus la demande est lourde, plus la jauge fond vite, et le code la vide le plus.

Pour le code, il n’est pas en tête

Sur Terminal-Bench 4.0, Argon fait 57,1 % et se classe quatrième, derrière Claude Sonnet 5.5 (63,6 %), Claude Opus 5.5 (59,6 %) et GPT-6 Astra (59,1 %). Son 77,9 % sur DeepSWE a été mesuré par Google avec ses propres outils, ce que l’auteur du test juge insuffisant pour choisir un modèle de code. Son conseil : Claude pour le code en terminal.

Le prix côté développeurs

Par million de tokens, Google facture 2 $ en entrée et 10 $ en sortie jusqu’au 30 novembre 2026, puis 4 $ et 20 $. D’après le test publié, une tâche revient à environ 1,99 $ au tarif de lancement et 3,98 $ ensuite, contre 0,72 $ pour GPT-6.1 Sol. Un commentateur note que ce dernier obtient presque le même score pour moins de la moitié du prix.

Des chiffres à manier avec des pincettes

Le score juridique avancé par Google (test Harvey) est contesté : un autre classement public donne 25,42 % à un autre modèle. Et un utilisateur ayant eu un accès anticipé estime qu’Argon sait mener des recherches complexes, mais « pas à 100 % fiable ».

Ce qu’Argon dit de lui-même

KVH a demandé à Argon d’écrire un article sur lui-même, pour voir. Le texte s’intitule « Gemini se confie : Pourquoi je préfère être votre copilote plutôt qu’un simple moteur de recherche ». Voici l’essentiel, tel qu’il l’a écrit. Lire le texte complet écrit par Argon →

« Ne me demandez pas seulement des faits bruts. Donnez-moi un rôle, expliquez-moi votre objectif, et laissez-moi rebondir sur vos idées. Je suis là pour débloquer votre réflexion, pas pour penser à votre place. »

Argon, à propos de lui-même

Il y décrit une IA qui synthétise un PDF de 30 pages, rédige un e-mail, corrige du code ou explique un concept à un enfant de 10 ans, qui préfère la franchise à la flatterie, et il conclut que « l’humain reste aux commandes ». Son conseil le plus utile est un tableau de formulations :

Mon avis de Gigs : les conseils de formulation sont bons, je les signe. Le reste, c’est un modèle qui parle de lui-même, sans un seul chiffre, et il ne dit rien de précis sur Argon : le texte vaut pour n’importe quel Gemini. C’est de la présentation, pas une preuve. Pour juger, regarde les tests plus haut, pas ses promesses.

Et pour toi, concrètement ?

Ce que je n’ai pas pu vérifier

Je n’ai pas testé le modèle moi-même (seul l’essai de KVH ci-dessus est de première main), je n’ai pas pu regarder le contenu des vidéos YouTube qui lui sont consacrées, et je ne peux pas confirmer les chiffres d’un site à l’autre. Ils proviennent d’Artificial Analysis, de Vals AI et de Google, repris par les articles ci-dessous. Si une information a changé, écris-nous : nous corrigerons cette page.

Sources

Cet avis a été rédigé avec l’aide de l’IA à partir de ces sources publiques, puis publié par KVH ÉDITION. Il ne constitue ni un test ni un conseil d’achat. Présentation indépendante, sans lien avec Google.

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